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Dans cet article, nous allons partager quelques connaissances sur… justement, la gestion des connaissances ! En mettant le focus, non pas sur sa forme organisationnelle, mais sur les savoirs que l’on accumule au cours d’une carrière dans le test logiciel, et qui sont propres à chaque individu.
Bonne lecture !
PKM est l’acronyme de Personal Knowledge Management, en bon français la gestion des connaissances personnelles. Le PKM invite à développer, pour soi-même, des méthodes et des outils pour consigner, organiser puis retrouver ce qu’on apprend, de façon à ce que ces connaissances restent utiles sur le long terme.
Du PKM, tout le monde en a déjà fait, ne serait-ce que pendant ses études. Structure ses connaissances sous forme de fiches, de mindmaps, de listes de vocabulaire… autant d’habitudes prises à l’époque parce que les examens nous y contraignaient. Parfois même, on a peut-être expérimenté des méthodes différentes pour voir lesquelles seraient les plus efficaces pour ancrer les connaissances (avez-vous déjà testé de créer un palais mental ?).
En revanche, une fois en poste, ces habitudes et cette discipline ont tendance à s’effriter, à devenir moins systématiques. On prend des notes pendant les réunions, on ajoute des marque-page dans son navigateur, mais il n’y a pas toujours de structure d’ensemble. On en ressent tout simplement moins le besoin, car les enjeux ne sont plus les mêmes. Le quotidien professionnel et les priorités opérationnelles prennent le dessus ; on se retrouve à apprendre « en passant », sans vraiment capitaliser sur ce qu’on découvre.
En outre, les documentations que l’on crée dans le cadre de sa carrière sont la plupart du temps à destination de notre organisation. Elles ne sont pas taillées sur mesure pour notre propre usage.
C’est grave, docteur ?
Pas forcément, mais on court alors le risque de perdre une somme importante de connaissances au fil du temps, et a fortiori en changeant d’organisation.
Au fil d’une carrière dans le test logiciel, énormément d’informations sont mobilisées, et de natures bien différentes.
On peut en citer quelques unes :
Si on ne fait pas d’effort, on oublie au fur et à mesure ce qu’on a appris, et on peut finir par douter : avons-nous construit une véritable expertise, ou simplement accumulé une ancienneté ? Le syndrome de l’imposteur, que connaissent bien souvent les juniors (surtout suite à une reconversion) peut repointer le bout de son nez au bout de quelques années. Double effet Kiss Cool !
À la longue, également, on peut se retrouver avec une impression d’être un bocal rempli d’informations disparates, se dire que tous ces éléments n’ont guère à voir les uns avec les autres, ou encore qu’ils sont trop spécifiques à un contexte, en ayant du mal à prendre de la hauteur sur la valeur de ces connaissances.
Le PKM est là pour répondre à ces problématiques. Ces dernières années, des outils numériques spécialisés se sont développés et démocratisés, qui permettent de mettre en œuvre cette pratique de manière à la fois simple et approfondie.
Obsidian est un outil de PKM (gratuit) qui rappelle les wikis dans son fonctionnement. On peut y prendre des notes et lier ces notes entre elles. Un terme qui revient souvent : ces notes gagnent à être « atomiques » : une note = un concept. Ainsi, plutôt que d’avoir un long document qu’on n’aura jamais le courage de relire en entier, on dispose de nombreuses petites notes rapides à manipuler. On les relie ensuite entre elles pour former comme une toile de connaissances.
Les notes Obsidian sont au format markdown, et sont stockées directement en local.
Une fonctionnalité d’Obsidian ne manquera pas de vous plaire : la vue graphique. Elle vous permet de visualiser, en un coup d’œil, toutes les connaissances que vous avez consignées. Vous pouvez ainsi, en survolant les points, regarder les relations entre vos savoirs.

Voici une note Obsidian résumant un article scientifique.
Elle comporte plusieurs liens qui permettent de retrouver facilement certaines notions, et permettent aussi en un clic de retrouver tous les autres articles scientifiques sur la qualité logicielle qui ont été enregistrés dans cette instance Obsidian.
Petit à petit, vous verrez que vous retenez davantage de choses, et que vos connaissances se pérennisent.
Nous espérons que cet article vous aura donné envie d’explorer le PKM ! Qui sait, peut-être mettrez-vous le lien de cet article sur une de vos notes Obsidian (ou autre outil de votre choix)…
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