Faux positifs, faux négatifs… comment ne plus jamais les confondre ?

Il est courant de confondre les notions de faux positifs, faux négatifs, vrais positifs et vrais négatifs.

Dans cet article, nous proposons quelques astuces pour bien s’en souvenir. Ces notions ne sont pas seulement utiles lors d’un examen ISTQB, mais aussi dans son quotidien de QA !

Positif ou négatif ?

Concentrons-nous d’abord sur la première partie de l’expression.

Un test positif, c’est un test qui déclare qu’il a trouvé quelque chose. Un test de grossesse positif déclare “Il y a un embryon”. Un test PCR positif déclare “Il y a un virus”. Et un test logiciel positif déclare “Il y a un bug” !

Plusieurs moyens mnémotechniques peuvent être utilisés.

Moyen mnémotechnique 1 : les couleurs

La première voyelle de “positif” est la même première voyelle que “rouge”.

La première voyelle de “négatif” est la même première voyelle que “vert”.

Quand on exécute un test logiciel et qu’on considère qu’il nous a permis de détecter un bug, on lui met un statut “KO”, qui s’affiche bien souvent avec une pastille rouge. Positif = rouge !

De même, quand on exécute un test et qu’on ne trouve rien, on le met en “OK”, et c’est à ce moment-là une pastille verte qui s’affiche. Négatif = vert.

Moyen mnémotechnique 2 : une présence… ou une “n’absence” ?

Un test Positif déclare la Présence d’un bug.

Un test Négatif déclare qu’il N’y a pas de bug.

Vrai ou faux ?

Aucun résultat de test, que ce soit un test médical ou logiciel, n’est fiable à 100 %.

Ainsi, un test “en rouge” l’est peut-être à tort.

Prenons un exemple.

Adèle se base sur une spécification pour écrire des tests pour une application mobile. Or, cette spécification a été mise à jour, mais personne ne lui a transmis la dernière version. Au moment où elle exécute les tests, 10 tests échouent. Ces tests sont donc positifs (en rouge). Plus tard, elle découvre que sur ces 10 tests échoués, 8 sont en réalité conformes à des règles de gestion présentes dans la nouvelle version de la spécification. Les 8 tests sont donc positifs (rouges) à tort ; ils donnent un résultat faux : ce sont de faux positifs.

Les 2 autres tests positifs (rouges) expriment en revanche de réels écarts entre le comportement observé et le comportement attendu. Ces 2 tests positifs (rouges) disent donc vrai : ce sont des vrais positifs.

Inversement, un test OK, un test négatif (vert), peut passer à côté d’un bug. C’est donc un négatif qui dit faux ; un faux négatif.

Et enfin, le dernier, c’est le test qui annonce une bonne nouvelle (vert, négatif), et qui a raison de le faire : le vrai négatif !

Conclusion

Nous espérons que vous y voyez plus clair dans ces expressions. On vous souhaite beaucoup de vrais négatifs !