Comment devenir QA ?

Note : cet article a été mis à jour la dernière fois le 28 novembre 2025. Publication initiale : 12 décembre 2021.

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Il y a quelques années encore, il était relativement difficile de recruter des QA, y compris au niveau junior. Aujourd’hui, le marché a évolué et est devenu bien plus concurrentiel. Les pratiques d’automatisation des tests ont gagné en maturité, la généralisation des usages de l’IA est passée par là également… les exigences sont désormais assez élevées et aucun coup de pouce ne doit être négligé pour se lancer !

Voici donc quelques pistes à l’usage des personnes qui aspirent à embrasser ce métier.

Dans cet article, nous employons le terme « QA » au sens générique du terme ; cela englobe beaucoup de dénominations particulières que l’on peut retrouver par ailleurs (testeuse / testeur, automaticien / automaticienne, analyste qualité, spécialiste en test logiciel, test manager, gestionnaire de la qualité, etc).

Sommaire

  • Quelles sont les activités des QA ?
  • Quels prérequis pour devenir QA ?
  • Quels sont les outils des QA ?
  • Quelles sont les formations pour devenir QA ?

Quelles sont les activités des QA ?

Que font les QA de leurs journées ? C’est la première question que nous vous proposons d’aborder, car c’est aussi grâce à ça que vous pourrez vous projeter au mieux dans cette nouvelle profession.

Il n’y a pas de réponse unique. Les activités de test varient d’une entreprise à l’autre et même d’un poste à l’autre. Cela dépend du type de projet, du mode de développement, du domaine métier et d’autres facteurs encore. N’oubliez pas l’un des 7 principes généraux du test : les tests dépendent du contexte !

Voici tout de même une liste de quelques tâches qui brossent, dans les grandes lignes, un schéma plausible du quotidien d’un grand nombre de QA.

L’exécution des tests manuels à partir d’un référentiel de tests

L’exécution des tests manuels est la partie la plus visible de l’iceberg du test. Selon les cas, elle représente 0 à 99% du temps de travail. Vous avez bien lu : 0%. C’est la première idée reçue à combattre sur le métier : on ne passe pas notre temps à cliquer sur des boutons en suivant minutieusement d’austères modes opératoires.

Quoi qu’il en soit ; quand cela se présente, les QA se trouvent devant une fiche de test (ou, bien plus souvent, devant un outil de gestion des tests) qui détaille un scénario de test à exécuter. Un scénario de test décrit d’une part les actions à réaliser, d’autre part les vérifications à effectuer.

Un exemple de cas de test : « Se rendre sur la page d’accueil et cliquer sur le bouton « En savoir plus ». Une popup doit s’ouvrir, dont le contenu doit être défilable verticalement mais pas horizontalement. »

Les QA lisent la fiche de test et exécutent le scénario indiqué. Si le logiciel fait ce qui est demandé, on signale et passe au test suivant. Sinon, on rédige un rapport d’anomalie en respectant le format en vigueur dans son organisation.

Le risque de s’ennuyer existe, car les tests sont souvent répétitifs. Mais il faudra plus que de la patience pour exceller en tant que QA : il faudra faire en sorte de toujours tester comme si c’était la première fois !

Si vous débutez, il est possible qu’on vous demande de suivre à la lettre les scénarios de tests du référentiel. Cependant, si le contexte vous le permet, n’hésitez pas à sortir des scénarios indiqués pour faire des tests en complément. Au fur et à mesure, vous allez « flairer » les bugs de mieux en mieux ! L’exécution des cas de tests est une activité qui peut être fastidieuse, mais qui sera d’autant plus efficace que vous vous autoriserez à être créatif.

À noter que l’exécution des tests manuels à partir d’un référentiel est l’une des activités de test les plus susceptibles d’être prises en charge, à terme, par l’intelligence artificielle. De nos jours, il serait périlleux d’orienter sa carrière uniquement sur cette activité. Toutefois, elle nécessitera toujours un regard humain pour s’assurer que les tests ont été correctement exécutés et que les anomalies créées ne sont pas des faux positifs.

La conception des tests

La conception des tests est l’activité qui permet de construire le référentiel de tests, qui est utilisé pendant l’exécution des tests.

Cette conception se fait à partir d’un cahier des charges ou de tout autre document décrivant comment un logiciel devra fonctionner (spécifications, user stories… ce qui constitue ce qu’on appelle la base de test). À partir de ces documents faisant autorité, on imagine des scénarios à exécuter. La rédaction de cas de test est bien souvent outillée, de manière à améliorer la productivité de cette activité.

Les QA, pendant la conception des tests, doivent garder à l’esprit le fait que le temps alloué à l’exécution des tests est limité. Il faut donc bien cibler l’effort de test sur les fonctionnalités qui demandent le plus de test. Cela nécessite d’avoir une vue d’ensemble sur le logiciel à tester, et de définir, seul ou le plus souvent en équipe, une véritable stratégie de test.

Les tests exhaustifs sont impossibles, mais des tests excessifs sont bel et bien possible ; c’est ce qu’on appelle la surqualité.

Tester, c’est un travail d’équilibre !

La conception des tests est, au même titre que l’exécution manuel des tests à partir d’un référentiel, une activité pouvant être en bonne partie prise en charge par l’intelligence artificielle. La valeur ajoutée principale le cas échéant est de savoir exprimer correctement le besoin en conception des tests, fournir une relecture rigoureuse de ce qui est produit par l’IA, et apporter les éléments manquants. La conception des tests est un travail intellectuel exigeant qui ne sera pas « remplacé » de sitôt, si tant est que l’on développe un esprit critique affuté.

La gestion des anomalies

Créer des rapports d’anomalies est une chose ; faire en sorte que les bugs soient corrigés en est une autre. Les QA ne déboguent pas, c’est-à-dire ne corrigent pas les bugs). Il doit donc les prioriser, les rendre faciles à reproduire, bref orchestrer au mieux le travail de correction. Ce travail se fait souvent en bonne intelligence avec d’autres acteurs du projet.

La gestion des anomalies est un travail effectué tout au long d’un projet ; la criticité, la priorité et les étapes de reproduction d’un bug peuvent évoluer au fil du temps. Il est important d’avoir toujours des informations fiables sur la qualité du logiciel.

Les QA doivent donner une visibilité sur les anomalies ouvertes. Il s’agit de créer notamment des rapports indiquant les informations importantes sur le nombre et la nature des anomalies ouvertes. Ces rapports sont très importants, car ils permettent de prendre des décisions impactant la vie du projet (changement de priorités, décalage de la mise en production du logiciel).

La gestion des anomalies est un travail de compromis entre ce qu’il faut corriger et ce qu’il faut laisser tel quel à court terme. Cette activité présente un certain nombre de pièges organisationnels à anticiper autant que possible.

Les tests exploratoires

Quand on parle d’exécution des tests, un référentiel formel de tests n’est pas toujours utilisé. La conception des tests a parfois lieu… en même temps que l’exécution ! On parle alors de test exploratoire, qui représente un sous-ensemble important de méthodes de test. Ces pratiques permettent de sonder les produits en profondeur en se basant sur des hypothèses et problématiques spécifiques (exemple : « nos internautes se plaignent du moteur de recherche ; passons 40 minutes à explorer à fond cette fonctionnalité »).

L’automatisation des tests

Ah, là on s’attaque à un gros morceau !

Jouer les tests à la main encore et encore, ça a un coût et ça prend du temps. En tant que QA, il vous sera peut-être (probablement !) demandé d’automatiser une partie de vos tests.

Concrètement, vous allez écrire des scripts qui, une fois lancés, vont exécuter, comme en imitant une vraie personne, le scénario au sein du logiciel à tester. Un petit exemple en vidéo ?

Cela demande encore une fois de mettre en place une stratégie : on ne peut pas tout automatiser. Pour cette activité, on vous demandera certainement des compétences techniques (souvent, des connaissances en développement orienté objet). Vous devrez aussi faire preuve d’esprit critique afin de mettre au mieux à profit ce temps d’automatisation.

L’automatisation des tests est un autre domaine où l’intelligence artificielle apporte beaucoup. Toutefois, attention à ne pas trop lui déléguer, sous peine de ne pas savoir réellement ce que font vos scripts. Prenez le réflexe de relire rigoureusement tout le code produit, de vous assurer que vous le comprenez et qu’il réalise bien ce dont vous avez besoin.

Le management des tests

Cette famille d’activités est plutôt prise en charge par des profils aguerris en test. Au sein du processus standard de test, elle comporte le pilotage et le contrôle des tests, la planification des tests et la clôture des tests. Elle nécessite aussi d’avoir une vue d’ensemble sur les activités de test au sein du projet, voire de l’organisation.

En bref : un métier polyvalent

Bien d’autres activités encore pourraient être évoquées. Le métier de QA est un métier largement polyvalent. Vous aurez parfois l’opportunité d’inventer, de modeler votre poste selon les besoins en qualité que vous identifierez. L’esprit d’initiative sera valorisé, et il vous faudra développer vous-mêmes des stratégies, des tactiques et des astuces pour vous adapter à un grand nombre de situations ! Cela sera d’autant plus vrai dans les équipes agiles.

Ci-dessous, à titre d’exemple, voici la répartition du temps d’un QA sur une de nos dernières missions. Ce n’est pas un exemple à suivre absolument, simplement une illustration parmi d’autres de ce qu’il est possible de vivre dans le monde du test.

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Pour finir, rien de tel que d’échanger avec d’autres QA pour se rendre compte des multiples facettes du métier ! Et pour ce faire, nous conseillons de rejoindre le groupe LinkedIn « Le métier du test ».

Quels prérequis pour devenir QA ?

Compétences professionnelles

Disposer d’une formation en informatique, que ce soit en formation initiale ou continue, paraît aujourd’hui indispensable, alors que c’était moins le cas il y a quelques années. Au cours de votre formation, il est très probable que vous passiez une ou plusieurs certifications, qui vous aideront à trouver votre premier emploi dans le test.

Savoir-être

Outre les compétences professionnelles propres au métier du test lui-même, les qualités ci-dessous sont également recherchées :

  • Rigueur
  • Curiosité
  • Adaptabilité
  • Aisance relationnelle
    • Diplomatie
    • Humilité
    • Assertivité…
  • Goût pour l’apprentissage continu
  • Aisance rédactionnelle

Le contexte est important et les compétences et qualités requises dépendront d’un environnement à l’autre !

Authentique motivation

Pour vous épanouir dans cette carrière, il est avant tout important… d’en avoir envie ! A noter tout de même que beaucoup de QA le sont devenus « par hasard » et ne le regrettent pas. Ce choix de carrière est tout à fait pertinent dans une démarche de reconversion. Un passé dans la biologie, la comptabilité, l’enseignement, la traduction… ne peut être qu’un atout dans ce métier. Premièrement, parce que votre expertise peut vous être directement utile (connaissance fonctionnelle de l’applicatif à tester). Deuxièmement, parce qu’en tant qu’« outsider », vous porterez un regard neuf sur les process, les produits et tout ce qui gravite autour. Et cette prise de recul est bénéfique à toute entreprise !

Les outils des QA

C’est une question récurrente, surtout de la part des étudiants. Pour maîtriser le métier du test, il est important d’en maîtriser les outils principaux. Toutefois, nul besoin de suivre tous les cours en ligne de tous les outils de test les plus utilisés ! Maîtriser un outil de chaque type vous donnera suffisamment d’aisance pour pouvoir évoluer et en maîtriser d’autres par la suite.

Les outils de gestion des tests

Peut-on organiser une campagne de test sur un fichier Excel ? Ce n’est sans doute pas impossible, mais nous conseillons d’utiliser plutôt un outil optimisé pour cet usage. Les outils de gestion des tests permettent de concevoir les tests, de les rédiger, de les maintenir, d’organiser les campagnes de test (qui fait quoi ?), de suivre les résultats de celles-ci et, souvent, de générer des rapports.

Chez Hightest, nous sommes fans de Squash TM, un outil français (cocorico !), open source et simple d’utilisation. Si vous découvrez l’outil, nous vous conseillons de vous penchez sur ces quelques bonnes pratiques.

Les outils d’automatisation des tests

Difficile de citer ne serait-ce que tous les différents types de tests qui peuvent être automatisés ! Toutefois, lorsqu’on parle de « tests automatisés », il est souvent question de tests fonctionnels dynamiques automatisés ; c’est-à-dire d’automates qui vont parcourir l’applicatif comme s’ils étaient des utilisateurs, réaliser des parcours clients, vérifier ce qui est affichés sur l’écran à l’issue d’une transaction, etc.

Il existe cependant beaucoup d’autres outils de tests automatiques : des scans de vulnérabilité, des outils de scripting de tests de performance, de charge, de stress, des outils permettant d’identifier les problèmes d’accessibilité, des plateformes permettant de mesurer la qualité d’un code source

Chez Hightest, nous utilisons toutes sortes d’outils de tests automatisés ; cela dépend notamment du contexte, du besoin et des acteurs impliqués dans la démarche d’automatisation des tests.

Bien que l’ensemble des QA ne fassent pas d’automatisation, nous ne pouvons que vous encourager à découvrir cette importante facette du métier.

Les outils transverses

Beaucoup d’outils qui ne sont pas spécifiquement des outils de test pourront vous être utiles. Pensez à toutes les tâches transverses que vous devrez effectuer :

  • reporting
  • brainstorming
  • rédaction, synthèses
  • communication interne, voire externe
  • gestion du temps, gestion de la productivité
  • prise de notes

Nous vous invitons à rester en veille sur les outils transverses (notamment les plugins de navigateur si vous testez des sites web) qui pourraient vous aider dans vos multiples tâches de QA.

Et surtout…

Un seul outil vous manque, et tous les autres ne servent à rien. Il s’agit d’un freeware que tout le monde a sur soi ! C’est notre capacité d’attention et de réflexion. Si vous abordez chaque projet de test avec un regard neuf, que vous posez toutes les questions qui vous viennent, et que vous gardez toujours à l’esprit les enjeux réels de votre activité de test, vous aurez avec vous le meilleur outil de la place.

Les formations

Les-formations-pour-devenir-testeur

Si les activités que nous avons citées vous ont fait envie, voici quelques pistes pour vous préparer avant de candidater à un poste de QA junior.

Les formations universitaires

Note du 28/11/2025 : cette section n’a pas encore été entièrement mise à jour.

Il est important de noter qu’à l’heure actuelle, sur le territoire français, l’offre de formation universitaire en test logiciel est peu fournie.

Licence professionnelle Test et Qualité Logicielle (LP-TQL)

Proposée par l’IUT de Laval, cette formation est accessible à niveau bac +2 (filières informatiques ou scientifiques), en formation initiale, continue ou VAE. Elle existe depuis 2009 et accueille une trentaine de personnes par an. Classiquement, à l’issue de cette formation, les personnes l’ayant suivie rejoignent le monde du travail sans besoin de passer par la case master.

16 semaines de stages sont obligatoires (+ 150 heures de projet tuteuré), à moins que vous ne choisissiez d’augmenter ce nombre en optant pour l’alternance.

Merci à Lahcen Ouhbassi, responsable de cette formation, d’avoir répondu à nos questions.

Master Ingénierie du Test et de la Validation Logiciels et Systèmes (ITVL)

Le master ITVL, proposé par Polytech Angers (anciennement ISTIA) en collaboration avec l’Université de Franche-Comté, offre un cursus de deux ans comprenant un stage de 6 mois, 50 heures de projet et le passage de plusieurs certifications reconnues (dont ISTQB et IREB).

Ce master est ouvert uniquement en formation continue. Il se déroule 75% à distance et 25% en présentiel, à Angers. Les promotions oscillent pour l’instant entre 8 et 10 personnes par promotion, mais la formation pourrait à l’avenir accueillir davantage de personnes (pour un total de 16 à 18 étudiants). La formation en est à sa troisième promotion en 2019, et à ce jour le taux d’obtention du diplôme est de 100 %. A l’issue de cette formation, la très grande majorité des personnes ont obtenu des évolutions importantes de poste, soit dans la même entreprise, soit dans une autre entreprise. Deux personnes ayant suivi la formation se sont mises à leur compte.

Pour ce qui est du processus d’entrée, les responsables de la formation organisent un entretien individuel pour comprendre les motivations du projet professionnel du candidat ainsi que ses compétences, son expérience métier et son niveau d’études – en relation ou non avec le métier. L’éventuelle prise en charge financière par l’entreprise est également évoquée, de même que l’organisation de cette formation et le travail à fournir pendant les 2 années. Suite à cet entretien, les responsables de la formation expriment leur avis sur cette candidature et la personne postule ou non à la formation.

Merci à Alexis Todoskoff, responsable de cette formation, de nous avoir communiqué ces éléments.

Les formations éligibles au CPF

Si vous êtes en poste, il vous est peut-être possible d’utiliser votre CPF pour bénéficier d’une formation au test logiciel. Si celle-ci prépare à passer la certification ISTQB de niveau Fondation, cela pourra donner un vrai plus à votre CV. En tant que QA qui débute, vous devez savoir que les certifications ISTQB, s’ils ne sont pas obligatoires pour trouver un emploi, sont tout de même une excellente manière de montrer patte blanche dans le monde du test !

Comme elles sont assez nombreuses et que leur liste est amenée à fluctuer, nous ne listerons pas ici l’ensemble des établissements proposant ces formations.

La POE

La POE (Préparation Opérationnelle à l’Emploi, aussi appelée POEIC pour « individuelle et collective ») est un dispositif permettant d’acquérir une formation professionnalisante avec un emploi à la clé. Elle est particulièrement intéressante pour les entreprises recherchant des profils rares, et les QA avec de l’expérience sont en effet très recherchés.

L’auto-formation

Des MOOCs en français sur le test logiciel ? Il y en a quelques-uns sur la plateform OpenClassroms. Des MOOCs en anglais abondent également sur plusieurs plateformes.

Pensez aussi à Test Automation University, une plateforme qui contient notamment des cours débutants en automatisation. Si vous partez de zéro, ce site vous aidera à acquérir de précieuses notions ! Pour en savoir plus, jetez un oeil à l’article que nous avons écrit sur cette plateforme.

A noter qu’il est possible de passer la certification ISTQB en candidat libre ; voir la liste des prochaines sessions. Il est également possible de passer l’examen en distanciel. À ce jour, la plupart des certifications sont d’ailleurs passées en distanciel, avec un système de surveillance à distance.

Un autre axe, non certifiant, mais qui permet de faire un premier pas dans le métier, est le crowdtesting. Même si cela ne vous occupera pas forcément à plein temps, l’expérience acquise peut être très riche et valorisante. Vous serez en contact avec un nombre important d’applications dans des domaines différents, ce qui représente autant d’opportunités de monter en compétences. Nous vous encourageons à découvrir Testeum, qui vous permettra de vous initier à cette activité.

Conclusion

Beaucoup de routes mènent au test, et vous trouverez la vôtre si tel est votre ambition !

Pour poursuivre votre lecture, nous vous conseillons les ressources suivantes :

Les certifications de test logiciel : comment en tirer le maximum ?

Faut-il se certifier pour construire une belle carrière dans le test logiciel ? Pas forcément. Est-ce qu’on le recommande ? Si vous le pouvez, oui ! Dans cet article, nous faisons le point sur les (bonnes) raisons de se certifier, et vous offrons quelques conseils pour faire des certifications des atouts riches de sens, plutôt que de simples documents administratifs !

Pourquoi (continuer de) se certifier ?

Depuis de nombreuses années, en France, la plupart des nouvelles personnes qui arrivent dans le monde du test logiciel suite à un dispositif de reconversion passent une, voire plusieurs certifications via leur organisme de formation. C’est une bonne chose, car cela assure un socle commun, une compréhension qui leur permet de maîtriser certaines notions essentielles. La certification ISTQB Fondation est la plus couramment présentée comme une sorte de passeport pour Testland.

Toutefois, une fois le premier emploi décroché, continuer de se certifier apporte un grand nombre de bénéfices. En voici quelques-uns !

Se démarquer sur le marché de l’emploi

Tout d’abord, d’un point de vue purement pratique, le marché de l’emploi du test tend à devenir plus concurrentiel. Les certifications permettent de rendre un profil plus attractif en y apportant un capital symbolique, c’est-à-dire une reconnaissance légitime et facilement reconnaissable. Elles agissent comme un signal auprès des personnes qui doivent parcourir de nombreux CV, surtout s’il s’agit de certifications réputées comme étant difficiles à obtenir.

Les certifications permettent aussi d’acter certaines spécialisations. Par exemple, une personne travaillant comme testeuse « généraliste » et détenant à la fois de l’expérience en tests de performance ET une certification portant sur ce type de test, rend visible cette appétence. Elle augmente ses chances d’être recrutée en tant que spécialiste en tests de performances.

Maintenir une habitude d’apprentissage

Si vous êtes en poste, il peut arriver de traverser des périodes où vous ne développez plus de nouvelles connaissances et compétences. Ce n’est pas grave en soi et c’est même assez courant. Faire de la veille et essayer de nouveaux outils sont de bonnes idées pour se tenir à jour, mais ces habitudes se retrouvent souvent enterrées sous le fourbi des autres activités « prioritaires ». Avoir en ligne de mire le passage d’une certification motive à dégager des plages de temps pour apprendre. Implémenter cette habitude au plus tôt dans sa carrière aide à garder un état d’esprit d’apprentissage constant !

Apprivoiser les situations stressantes

Passer une certification est un moment susceptible de provoquer un panel d’émotions pas toujours des plus agréables au premier abord. Elles peuvent rappeler d’autres moments stressants de son parcours professionnel : examens de fin d’études, entretiens d’embauche… La différence importante, c’est qu’il y a souvent beaucoup moins d’enjeux. Typiquement, si vous ratez une certification, vous pouvez en général la passer de nouveau quelques jours plus tard.

Provoquer une exposition graduée à ce genre de situation permet à terme de les apprivoiser. Il est possible même que cela vous donne envie de les rechercher. Vous connaissez l’expression galvaudée « sortir de sa zone de confort » ; d’année en année, vous soumettre à des situations de stress contrôlées a plutôt tendance à élargir cette zone de confort, et à rendre ce stress synonyme de croissance et de progression.

Nos conseils

Créer un plan de vol précis

Quelle forme souhaitez-vous donner à votre carrière ? Qu’est-ce qui vous fait le plus vibrer : développer une spécialité en particulier, ou cultiver un profil touche-à-tout ?

Si vous souhaitez vous spécialiser, il existe des dizaines de certifications utiles au métier du test. Réfléchissez à ce qui vous plaît, à ce qui vous intéresse ; il y a certainement une ou plusieurs certifications qui peuvent vous accompagner dans cette voie. D’ailleurs, il est possible que votre prochaine certification utile ne soit pas forcément une certification orientée vers le test !

Par exemple, si les tests d’utilisabilité vous passionnent, des certifications spécifiques à l’UX peuvent être la piste pertinente à suivre.

Si vous souhaitez développer un profil généraliste, il est évidemment possible de « piocher » des certifications qui ne soient pas centrées vers le même objectif. Exercez-vous cependant à créer un fil rouge entre toutes ces certifications ; pourquoi les avez-vous choisies, celles-là en particulier ? Cela donnera davantage de cohérence à votre profil.

En parler à votre organisation

Selon l’organisation où vous travaillez, votre direction n’est pas forcément au courant de toutes les certifications qui existent ainsi que de leur utilité. Vous pouvez les sensibiliser, non seulement pour pouvoir passer vous-mêmes des certifications, mais aussi pour construire une approche plus globale qui pourra profiter à toute votre équipe.

Privilégier les certifications récemment mises à jour

La thématique d’une certification est évidemment importante, mais regardez aussi de quand date son contenu. Certains domaines, comme l’intelligence artificielle, évoluent très rapidement ces dernières années. Même si la plupart des certifications sont valables « à vie », cette caractéristique ne doit pas cacher le fait que les contenus peuvent devenir obsolètes ou incomplets.

Rester humble

C’est une évidence mais il faut le rappeler : une certification seule ne garantit pas l’expertise. Quand on découvre un domaine par le simple biais de supports théoriques associés à une certification, on peut avoir l’impression que le domaine est plus simple qu’il ne l’est réellement. Cette tendance, en tant que novice, à surévaluer ses compétences, s’appelle l’effet Dunning-Kruger.

Pour vous en prémunir, lisez attentivement le contenu d’une certification : vous remarquerez souvent une grande variété de sources et de pistes à explorer. Même une fois votre certification obtenue, il vous reste énormément de choses à étudier et à maîtriser pour justifier d’une véritable expertise.

C’est d’ailleurs assez paradoxal : dans une logique parfaite, on ne passerait de certifications que pour formaliser une compétence préexistante, alors qu’il peut arriver qu’on commence par la certification (et donc la reconnaissance sociale) avant d’avoir réellement pratiqué. Ce qui nous amène au conseil suivant…

Varier les approches

Quand vous étudiez un sujet en vue de passer une certification, complétez les enseignements du syllabus par des recherches personnelles. Cela vous permettra de développer une vision d’ensemble du sujet et de le contextualiser avec des exemples pratiques.

Ancrer les connaissances sur la durée

Pendant vos études, vous avez peut-être remarqué que ce que vous connaissiez quasiment par cœur à un moment donné, vous l’aviez oublié l’année d’après. La courbe de l’oubli a tôt fait de catapulter les connaissances dans le néant. Le risque ici, c’est de détenir une certification valable à vie… et de ne plus pouvoir s’en souvenir quelques mois plus tard !

Mobiliser régulièrement les connaissances acquises permet de les mémoriser durablement. Se forcer à relire régulièrement les documents de la certifications n’est pas forcément l’approche la plus efficace, ni la plus simple à mettre en œuvre. Utiliser un outil d’organisation des connaissances, comme Obsidian, peut être plus adapté pour assimiler durablement ce qu’on apprend.

Voici une capture d’écran du graphe Obsidian d’une des collaboratrices d’Hightest. Les notes prises lors des révisions de la certification ISTQB CTAL-TM (Management des Tests) sont éclatées en notes atomiques, chaque note étant consacrée à un concept précis. Elle a obtenu cette certification il y a des mois, mais peut rapidement mobiliser ces connaissances car elles sont intégrées à un ensemble de connaissances plus larges, et propre à son parcours spécifique.

Quelques ressources en libre accès

Qui dit certification dit entraînement… En plus de nos formations en présentiel, nous proposons en libre accès des questions de révision pour quelques certifications.

ISTQB GenAI – Tester avec l’IA générative

Notre dernier quiz porte sur la certification ISTQB GenAI. Le contenu du syllabus offre quelques bases théoriques pour comprendre le fonctionnement de l’IA, et une palette importante d’application de l’IA génératives dans la pratique des activités de test.

Nous pensons que cette certification va rapidement s’imposer et peut-être avoir un succès comparable à la certification ISTQB Fondation.

Pour vous entraîner sur ISTQB GenAI

ISTQB CTAL-TM – La certification de niveau avancé pour le management des tests

Attention, pour passer cette certification il est nécessaire de détenir la certification ISTQB Fondation.

Au niveau Fondation, les 7 activités principales du processus de test standard sont abordées ; avec la certification CTAL-TM, on se concentre sur 3 d’entre elles qui concernent spécifiquement le management des tests. Le pilotage et le contrôle des tests, la planification des tests et la clôture des tests sont ainsi approfondis.

Cette certification est particulièrement intéressante, car elle permet de comprendre la véritable portée de l’un des 7 principes généraux des tests : « Les tests dépendent du contexte » !

Pour vous entraîner sur ISTQB CTAL-TM

TMMi Professional

Cette certification n’est pas une certification ISTQB. Toutefois, les dialogues sont nombreux entre l’univers TMMi et ISTQB, et TMMi Professional est une certification qui complète parfaitement un bagage ISTQB. Inversement, pour pouvoir prétendre à des certifications supérieures de TMMi, certaines certifications ISTQB sont requises !

TMMi Professional aborde la gestion du processus de test à l’échelle de l’organisation, quand la certification CTAL-TM est plutôt pensée à l’échelle du projet ou du produit.

Pour vous entraîner sur TMMi Professional

Conclusion

Les certifications ne sont pas une fin, mais un outil puissant pour vous aider à progresser dans vos compétences, vos connaissances et votre carrière. À vous de vous approprier cet outil et de lui donner le maximum de sens !